BOS
Eric Bossard naît en 1968 à Cholet.
Dès sa plus tendre enfance, le dessin est son moyen de communication privilégié avec autrui. Mais très tôt, ce qui était un jeu, devint une passion pour celui qui signa sa première toile à l’âge de 13 ans sous le pseudonyme de « BOS ». Un amateur d’art, ami de la famille, découvre cette reproduction de Dûrer et convainc ses parents de l’inscrire au cours de Joseph Martineau à Vezins.
A 16 ans, il est admis à rentrer au sein de l’école Brassart à Tours (école d’art graphique). Benjamin de sa promotion, il en sort major à 19 ans, ce qui lui vaut d’être immédiatement recruté par une agence de publicité du groupe Havas. Il mettra son année de service national au profit de sa passion en intégrant un bureau de dessin de l’armée de l’air à Rochefort-sur-mer.
Le jour de son 24ème anniversaire sera également celui qu’il choisira pour s’installer en freelance dans l’illustration. Son talent est très vite reconnu par des agences de publicité de toute la France (Paris, Toulouse, Nantes, Clermont-Ferrand, Rennes, Brest…). Son coup de crayon sait comprendre les attentes des clients de ces agences qui sont issus de l’industrie ou de services et l’on compte parmi eux de très grandes enseignes.Des banques (Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne…), des assurances (Axa, Groupama…) ou encore des évènementiels tel que le salon nautique de Paris.
Apprentissage du bonheur (Préface de Gérard Forche)
Lorsque, pour la première fois, je rencontre l’oeuvre de Bos,
je suis immédiatement enthousiasmé, stupéfait par la puérilité à la fois intacte
et perfectionnée du trait. Une candeur, une joie de la découverte saisissante,
communicative, prodigieusement orchestrée, mise à disposition de l’émotion
et de l’intelligence. Sa peinture nous rend non seulement capable de revenir
vers une légèreté, une fraîcheur d’âme, de redécouvrir la notion du plaisir,
des joies naturelles et merveilleuses, mais elle nous permet d’accéder
à un état de grâce, de soudaine compréhension du monde, de l’humain
et de sa nécessité. Une démarche picturale indéniablement et intrinsèquement
optimiste. « La vie est belle » et Bos nous le prouve
avec une apparente simplicité, justesse et un génie déconcertant… patent!
La vie serait construite dans l’unique but de nous rassembler
dans un emerveillement, une contemplation fusionnelle, où le sourire de chacun
participerait à la signature de cette gigantesque oeuvre collective.
Bos détourne la peinture afin de la rendre plus livresque. Son trait agit
comme une écriture, comme un cahier ouvert, où chaque mot,
chaque phrase est attendrie, protégée par la couleur. Encore une fois,
tous les sujets sont abordés avec jubilation, fantaisie,
libérés de toutes négligences, substances, torpeurs existentielles.
Il ne faut donc retenir que l’essentiel, que ce qui dépasse,
que ce qui fait avancer et croire en la vie.
Une aspiration extraordinaire, rare, pour un résultat bien réel,
bouleversant d’humanité, de générosité, de sincérité et d’humilité;
une série d’adjectifs forcément redistribuée à son créateur,
personnage atypique et irrésistible, à l’image de ses petits bonhommes,
toujours de bonne humeur, positifs, drôles. Tout est formidablement lié,
l’auteur ne triche pas, ses toiles sont des morceaux de lui… et inversement;
à tel point où, quelques secondes après l’avoir rencontré, je me suis demandé
si son dos était également équipé d’un petit crochet!
A son tour Eric nous suspend aux cimaises de l’allégresse. Toujours impressionné
et gêné par les louanges, l’artiste est pourtant promis à un succès
digne des plus grands, à celles et à ceux qui ont su inventer l’espoir.